Reforme 3

Le régime Présidentiel n’est pas un régime politique à 100% démocratique, car il ne respecte pas le principe essentiel de l’exercice collégiale du pouvoir politique.

C’est pourquoi nous préconisons l’instauration du Gouvernement Collégial, en remplaçant l’élection au suffrage universel direct du Président de la République par l’élection d’un collège de quatre grands élus duquel sera issu, le Président de la République, un vice-Président, le Président du Sénat et le Président de la Cour suprême.


Pourquoi, instaurer le Gouvernement Collégial ?

Les fondateurs de la démocratie, les Athéniens, ont établi comme principe démocratique fondamental, le gouvernement collégial de l’Etat avec comme principales obligations, l’élection de tous les principaux magistrats en charge de gérer les affaires de l’Etat et l’application de la règle de compétences partagées entre ces principaux élus.

Il faut reconnaître qu’un tel gouvernement collégial de l’Etat n’a jamais existé en Afrique Noire. Cependant, l’existence dans la culture africaine de la notion « d’arbre à palabre », lieu essentiel de concertation et de décision consensuelle sur les problèmes rencontrés au sein de la famille ou du village, prédispose les africains à expérimenter un tel modèle de gouvernement démocratique.

Cette réforme modifiera profondément la gouvernance politique, la gouvernance économique, l’administration publique, l’élection des Assemblées et du Président de la République et la désignation des Présidents des plus importantes institutions du pays.

L’objectif visé est de limiter les violences électorales en ne focalisant plus les élections sur deux personnalités politiques qui seraient en antagonisme. Le fait d’élire un collège de gouvernants permettra de porter à la tête de l’Etat les courants idéologiques les plus importants du pays qui auront la responsabilité de dégager une voie commune et consensuel pour la gestion de l’Etat.

L’avantage d’un tel système démocratique est qu’il permet de ne plus faire de l’élection du Président de la République une affaire d’opposition de deux personnalités politiques, mais un creuset de confrontation et de collaboration entre plusieurs visions politiques et économiques de l’avenir du pays.

Enfin, il s’agit par ces réformes de mettre en application le principe d’élection par le peuple des plus hauts magistrats du pays qui auront la charge des plus grandes institutions démocratiques de l’Etat et d’ouvrir les portes des institutions démocratiques du pays aux citoyens électeurs sous certaines conditions et en dehors de tout parti politique.